J’ai cassĂ© ma tirelire pour Madonna, jour 2
J’Ă©coute la chanson Frozen đ„¶, j’aglaglate sur la chaise en fer posĂ©e sur le balcon en zinc de ma chambre d’hĂŽtel avec vue sur les toits de Paris rive droite. Je me suis couvert Ă la va-vite de tout ce que j’avais sous la main, bonnet, Ă©charpe, veste, doudoune, couverture sur les genoux et sirote mon cafĂ© en claquant des dents alors que la coupole du SacrĂ©-CĆur me fait un clin d’Ćil. Tapote quelques phrases dĂ©cousues sur ma tablette. Le vent glacĂ© qui effiloche les nuages a raison de mes vellĂ©itĂ©s d’Ă©criture avec vue. Je me dĂ©barrasse de toutes mes pelures et retourne sous la couette.
Bien fait, hier, de ne commander que des demis de 25cl pour Ă©viter de finir pochtronnĂ©… et finir pochtronnĂ© quand mĂȘme. Mais que c’Ă©tait doux de retrouver Marie Ă midi puis Ălodie, Anne, NoĂ© pour l’apĂ©ro chez DĂ©dĂ© La Frite. De rencontrer StĂ©phanie, Fanny. Des frites, du houblon, des discussions Ă bĂątons rompus, des gens dans mes bras, la vie quoi â€ïž
Moi qui fanfaronnais hier d’ĂȘtre montĂ© Ă Paris Ă 17 ans, suppliant pĂšre et mĂšre de me laisser vivre mon premier concert de Madonna, je fais tout-tout petit joueur Ă cĂŽtĂ© de Fanny qui me raconte avoir embarquĂ© sa mĂšre au Parc de Sceaux pour le concert spectaculaire qui a rĂ©uni 130 000 personnes alors qu’elle n’a que 9 ans.
C’est l’entrĂ©e en matiĂšre du JT d’Antenne 2 du 29 aoĂ»t 1987. La sĂ©quence est collector. J’aime la candeur du prĂ©sentateur, sa façon d’Ă©voquer le phĂ©nomĂšne Madonna, l’Ă©lĂ©gance d’Aznavour ensuite, le court pĂ©riple en hĂ©licoptĂšre au-dessus de la foule en compagnie d’Alain Delon đ la vidĂ©o
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Oh oui c’Ă©tait bon. Des humains, de la vie, des rires mais pas que, que c’est essentiel ! Merci encore d’avoir provoquĂ© tout ça. Des bisous
Merci d’ĂȘtre venue †de m’avoir aidĂ© Ă trouver mon point de chute, de m’avoir donnĂ© quelques idĂ©es de musique et de lecture. Plein de bisous đ
C’est bon de ressentir sous tes mots les vibrations de ces instants de simple bonheur partagĂ© đ
Bonne suite de séjour !!!
Bisous de Bruxelles,
Ben
Tu as dit le mot important : partage. Je vais continuer, le temps que dure encore mon sĂ©jour. Bon week-end đđ
Ravie de ce dĂ©jeuner partagĂ© en Ă©voquant Marseille et Paris, 2 villes assez proche finalement đ
Tu nous raconteras les spectacles et les expos aussi ?
Plaisir partagĂ©. Et chose pas promise chose faite, j’ai Ă©crit un billet Ă propos de l’expo et de la piĂšce vues.
La vidĂ©o du journal est hallucinante đ c’est vrai que c’Ă©tait le dĂ©but des grands concerts gĂ©ants en France. La mĂȘme annĂ©e il y avait Pink Floyd au chĂąteau de Versailles, et dĂ©jĂ Ă Sceaux, dans mes annĂ©es LycĂ©e, il y avait eu Supertramp (vu le prix des billets, mes parents avaient dit non!). Quant Ă Madonna, je crois que j’ai toujours prĂ©fĂ©rĂ© son cĂŽtĂ© sulfureux, Ă choquer le bourgeois đ Musicalement, j’aime bien sans ĂȘtre fan, et dans ma bibliothĂšque j’ai toujours le fameux bouquin Ă couverture d’aluminium que l’on m’avait offert pour mon anniversaire đ HĂąte de ton billet sur le concert đ
J’ai revu la sĂ©quence et ça m’a replongĂ© en adolescence. Tout y est fascinant. Ă propos du livre Sex, je l’avais et comme une andouille, je l’ai vendu. Un objet sulfureux et acte trĂšs emblĂ©matique qui lui a valu une quasi excommunication des mĂ©dias.
il est vrai qu’il caille un peu … je vais me vĂȘtir chaudement pour aller te voir tout Ă l’heure Ă 18H30.
Me suis pas trop mal dĂ©brouillĂ© cĂŽtĂ© organisation de ma valise đ
2 rendez-vous manquĂ©s dans ce billet : ce concert au Parc de Sceaux Ă l’Ă©poque, la soirĂ©e avec toi ensuite.
En rĂ©alitĂ©, c’est sans doute de ne pas t’avoir vu qui me chagrine le plus đ
Il ne me reste plus qu’Ă organiser un prochain sĂ©jour, pas dans mille ans đ
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