Aux quatre sœurs

Aux quatre sœurs

J’évoquais récemment la précarité, par essence, des œuvres street art qui habillent les murs de la ville. Depuis quelques semaines, je fais chauffer l’explorateur de fichiers et redécouvre des photos qui vont alimenter mon fil street art. Aujourd’hui, le beau portrait qui ornait la devanture du 67 cours Franklin D. Roosevelt dans le 4e arrondissement de Marseille. Si j’en crois les différentes vues de Maps, le visage a illuminé ce coin de rue de 2016 à 2020. Ce doux regard a peut-être appartenu à l’une des quatre sœurs qui tenaient la mercerie, réputée pour la confection des corsets pour dames et qui a baissé définitivement le rideau dans les années 70. La boutique n’est plus, le portrait non plus mais il reste le souvenir des habitants du quartier et la photo qui illustre ce billet.



Mes billets (illustrés) autour du street art 👈

Commentaires

  1. Magnifique portrait!
    Nous fumes 4 sœurs mais, à part peut-être avec Bénou, trop tôt disparue, je n’aurai pas pu travailler avec elles…

    • Beaucoup d’affaires de famille tournent sans histoire. Je bosse avec mon mec et ça se passe super bien 😉

  2. Certaines phrases taguées sur les murs ou les rideaux de fer des magasins de cette ville valent aussi un certain intérêt

  3. Lorsque j’étais petite je voulais être « marchande de boutons ». Mais c’est un travail très contraignant et peu rémunérateur. Rue de Belleville dans le quartier Jourdain, il y a une merveilleuse mercerie que j’ai pas mal fréquentée lorsque je tricotais pour mes petits enfants qui portaient encore ce que je leur faisais. Que de temps passé pour choisir quatre boutons ! Il faudrait que j’aille voir ce qu’elle devient. Ce genre de commerce ne trouve pas de repreneur, c’est un vrai sacerdoce ! Une marchande de laine Phildar à St-Ouen-l ‘Aumône m’avait même demandé si j’étais intéressée. Bien sûr que non ! Elle a fermé ainsi que celle de Conflans-Ste-Honorine où j’allais ensuite !

  4. Il ne faut pas laisser passer l’occasion qui ne se représentera plus. J’ai pas mal de petites maisons dans mes archives qui depuis ont disparu ou ont été transformées. Mais il en est ainsi. Ce qui ne change ni ne bouge est mort…

    • Marchande de boutons, ça sonne comme un poème.
      J’ai connu une certaine Danielle qui tenait une boutique de très beaux tissus à Montmartre dans le quartier Saint-Pierre. Personne n’a voulu reprendre la main, elle était prête à former quelqu’un gratuitement, c’est dire !

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