De panisse, d’aïoli et d’amitié

De panisse, d’aïoli et d’amitié
l'eau était fraîche, plage du Bain des Dames, Marseille

Lorsque des amis nous rendent visite, je tire à la courte paille, j’improvise, selon le temps et l’humeur. J’ai une longue liste de coins merveilleux ou insolites : entre le Palais Longchamp, le Mucem, le Couvent Levat, les Accates ou un spot au hasard des 57 kilomètres de façade maritime que compte Marseille.

impasse des beaux yeux (réf. à la daurade rose)

Vendredi midi au Vallons des Auffes. Un verre de rosé frais à la main, l’amie figurant dans Pourquoi tu m’as fait un cœur dans l’oreille ? page 60 de mon livre et moi déjeunons de panisse et d’aïoli chez Jeannot, nous scrutons l’horizon et regardons passer un immense voilier, nous consultons nos agendas respectifs pour mon prochain séjour dans le Pays basque, nous rions pour des bêtises.

on a vu passer un magnifique voilier

On s’amuse à observer deux hommes debout dans la piscine naturelle du vallon qui bavardent et entrechoquent leurs cannettes de bière. Si on osait, on plongerait une tête, on se dorerait la pilule à l’abri du vent sirotant un café de la buvette de la piscine. On soupire d’aise, on dit : on est bien, Tintin !

la pittoresque piscine naturelle du Vallon des Auffes

Envie de plage, je conduis mon amie Karelle vers l’anse du Bain des Dames. Premier bain de l’année dans une eau à 16.6°, le bonheur… vivifiant. Un couple nous propose du raisin, on en a trop, on partage volontiers. L’amie feuillette ELLE et annote les mots fléchés que j’ai achetés aux Catalans, GCUM(1). À beatnik en 4 lettres, elle note baba. À ville californienne en dix lettres, Sacramento. À côté, un fichu dans ses cheveux longs, des créoles aux oreilles, une jeune femme crochète le rang rouge d’un plaid coloré, elle papote avec ses copains en short de bain et coup de soleil sur les épaules, les vaguelettes viennent taquiner les doigts de pieds d’une dormeuse un peu plus bas, trois pigeons cherchent en vain des miettes(2) de déjeuner. La vie est trop courte pour aller voir la mer demain, après-demain ou l’an prochain.

un joli trompe-l’œil sur une porte bleue
impasse des Bibis(3)

(1) GCUM : garé comme une merde

(2) Pour notre part, nous ne nous sommes pas nourris de miettes. Le mari a produit des merveilles en cuisine : une délicieuse salade de haloumi grillé, etc.

(3) Ici, le terme « bibi » ne fait ni référence au petit chapeau porté par les femmes, ni à un quelconque surnom. Un bibi, c’est le nom d’un ver utilisé comme appât pour la pêche. (Source Made in Marseille)

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