En vacanciel

En vacanciel

Pour le défi photo du dimanche orchestré par Anne, je n’avais pas d’inspiration pour le mot du jour : passion. Mais alors que j’alimentais le poêle à bois dans le gîte que nous louons, j’entends dans mon dos mon mec commenter mon action : passion, j’entretiens le feu ! C’est toute une technique, le bois sec, brindilles, écorces, pour le départ du feu ; le tirage, ni trop, ni trop peu ; le nettoyage, la matin.

sur la départementale 553

Sur la petite route départementale qui longe Le Gardon de Saint-Jean (dans le Gard), nous nous extasions devant le paysage, nous pestons contre l’auteur du guide qui ne connaît visiblement pas la différence entre facile et difficile (pour un point précis et accidenté de la rando), nous nous interrogeons sur le ratio kilométrage humain vs. kilométrage chien. Ça ne sera pas le même si l’on prend un moyen gabarit comme notre Toto ou un chihuahua. Nous nous demandons si c’est bien la saison pour cueillir le pissenlit pour en faire une salade. Nous faisons une photo de mon index boudiné (je me suis foulé le doigt hier en me cassant la marboulette, cueillant de la menthe sauvage dans un champ). Je montre du doigt (pas l’accidenté, l’autre) des canards qui s’ébrouent. Je ramasse du bois sec pour le poêle à bois et garnis nos deux sacs à dos. Je m’aplatis ventre à terre sur la route pour saisir la capsule vidéo en fin de billet.

mon mec en bleu et le chien sont flous (en bas à droite)
les chatons roses volent au vent

Nota bene : en vacanciel, c’est comme en distanciel (télétravail) mais presque en vacances. Merci Claire pour l’expression.

Commentaires

  1. J’ai moi aussi la passion du feu de bois qui brûle toute la journée dans un foyer ouvert. C’est une contrainte car il demande beaucoup d’attention mais tellement de plaisir.
    J’aime beaucoup ta 3e photo.

    • Merci ! C’est compliqué dans un foyer ouvert, j’ai déjà pratiqué et enfumé toute la maison. Mais c’est tellement apaisant.

  2. En tout homme il y a un pyromane qui sommeille…
    Vois tu cette borne, je l’adore ! il n’en reste plus tant que cela des vieilles ! J’en ai photographiée une en avril dernier à Thann, près de la voie ferrée en allant vers le cimetière à pied (tu sais, le cimetière de mes ancêtres, où je pourrais peut être avoir un petit coin pour mon dernier sommeil ; quoique après mon père et une cousine qui collectait les fonds pour l’entretenir, personnellement je n’ai pas contribué)

    • Des bornes comme celle-ci, il y en a mais il faut les chercher. S’agissant de ma dernière demeure, je n’y ai jamais songé, je n’ai aucune descendance qui pourrait s’y rendre.

  3. Je suis allée hier à la cérémonie pour la voisine que je continuais à visiter en EHPAD. Jusqu’à la disparition de son mari elle est restée 15 ans sans aucune nouvelle de sa fille et de son petit-fils. Depuis qu’elle a été en résidence senior puis en EHPAD elle n’a revu ni son petit-fils ni ses petits-enfants. Comme elle le souhaitait, sa fille a fait venir un prêtre (ce sont les pompes funèbres qui s’en sont occupé). Elle ne savait pas où avait été déposées les cendres de son père et selon ce que j’ai compris elle a laissé faire pour répandre celles de sa mère.
    Tu es trop jeune pour penser à tout cela, mais moi qui ai des enfants et dois à présent me soucier des tombes de mes parents, grands parents, arrières grands parents et tantes… Et bien je me dis que l’incinération c’est pas mal du tout ! Et pour les tombes familliales, après moi (et mon frère) le déluge !

    • Je me rends aussi souvent que possible à l’ehpad où réside ma mère, ma sœur tous les jours ou presque. On constate que beaucoup de résidents ont été abandonnés. C’est assez symbolique de la place qu’on accorde aux vieux aujourd’hui : l’oubli, le déni. La même place dérisoire pour ne pas dire scandaleuse dans les politiques publiques.

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