Je saisis l’occasion du dĂ©fi organisĂ© par Anne autour du mot rĂ©sister pour Ă©crire ce qui suit. Je ne vais pas vous faire l’affront d’expliquer la photo, un banc pas follement rĂ©sistant dans le village de Saint-Jean-du-Gard : ne rien poser de volumineux sauf ses fesses menues ou dodues, en compagnie d’un livre glanĂ© sur ce perron. Crotte, j’ai expliquĂ©.
RĂ©sister au monde qui part en biberine, c’est aussi apporter de la poĂ©sie, de l’humour, lĂ oĂč on ne l’attend pas. Sous la forme de ce banc par exemple.
C’est aussi peindre un coquelicot sur sa porte đ


La porte, le mur, sont moches.
Mais la poésie de cette fleur sauve le tout.
Idem pour le banc, de bric et de broc, mais qui semble accueillant malgré tout.
Et ce qui me plaĂźt le plus, c’est que ça surprend. Tu ne t’y attends pas.
La bise en passant đ