Mon amie Ălodie a raison. Perdre un ĂȘtre cher, c’est comme passer sous un trois-tonnes. C’est en tous cas l’effet que ça m’a fait. Quand j’ai partagĂ© avec mon chĂ©ri quelques uns des messages bouleversants que m’ont envoyĂ©s des amies, des proches de ma mĂšre, rĂ©agissant Ă son dĂ©cĂšs, il a tout rĂ©sumĂ© : c’est impossible de ne pas aimer Claudette.
Assis en terrasse du CafĂ© des Sports, la veille de tes obsĂšques, je t’imagine Ă mes cĂŽtĂ©s. Je te raconte la vie qui continue sans toi, le soleil sur la jolie chemise en lin froissĂ©e d’une cliente, l’incongruitĂ© du caleçon imprimĂ© de flamants roses dĂ©passant du jean d’un client, les rires, les verres de vin qui clinquent, la simplicitĂ© des choses que tu m’as apprise avec papa, les coups de klaxon dans la rue, les objets religieux dans le salon funĂ©raire que j’ai enlevĂ©s et cachĂ©s et remplacĂ©s par une rose rouge tricotĂ©e, un cĆur, une Ă©pingle dĂ©corĂ©e d’une coccinelle, un rouge-gorge en bois sculptĂ© qui veille sur toi. Et des fleurs, beaucoup beaucoup beaucoup de fleurs du jardin de chez Sophie, de tes proches, des personnes pour qui tu as comptĂ©. Demain pas de flonflon, tu n’Ă©tais pas les maniĂšres, pas de chanson mais le bruit de la mer, des vagues, bruit qui t’apaisait. Et l’amour que te portent les gens. Le bracelet ornĂ© d’une libellule que je t’ai offert pour ton anniversaire et qui habille aujourd’hui le poignet d’une de tes petites-filles.
Je vais abréger et dire, plus que les gens, bien sûr, les choses que tu as aimées :
Jouer Ă la belote, tricoter au coin du feu, bien manger, tu Ă©tais bio et Ă©colo avant tout le monde, tu aimais les chouettes, la dĂ©co, ton jardin, je te revois dans le champ de pommes de terre que tu as cultivĂ©es, je me suis souvent moquĂ© de toi, tendrement, et t’ai surnommĂ©e Madame Patate, la purĂ©e, les chips maison, tes oies que tu Ă©tais seule Ă pouvoir approcher et caresser, ton chat, les vides-greniers, passer du coq Ă l’Ăąne, Camping Paradis, Des trains pas comme les autres, tartiner de fromage de chĂšvre ton pain au petit Ă©peautre, faire les boutiques, retourner en Dordogne sur un coup de tĂȘte, marcher, te promener dans la campagne, tu aurais aimĂ© vivre dans les bois, tu aimais grimper sur l’Ă©chelle et cueillir les cerises pour en offrir autour de toi, tes poules que tu soulevais et cĂąlinais au creux de ton Ă©paule, faire la sieste, rire, tout retourner dans la maison pour changer de cadre, les baskets Adidas dorĂ©es que je t’ai trouvĂ©es sur Vinted. Et un million d’autres choses. Tu t’en vas coquette et en baskets Ă trois bandes dorĂ©es jouer Ă la belote avec Janine, Roger et papa. Peut-ĂȘtre.
Maman, c’Ă©tait impossible de ne pas t’aimer.

Ce billet est fort doux et ne peut que toucher les un.e.s et les autres. Il est, en outre, d’une simplicitĂ© tellement juste pour quiconque Ă dĂ©ja perdu quelqu’un de cher. Et d’une Ă©lĂ©gance.
Ici comme sur Mastodon, je te souhaite d’avoir des proches et des amis avec qui vous souvenir d’elle, vous serrer dans les bras, et aller de l’avant. Je t’embrasse fort, petit d’hommes.
J’ai voulu un texte qui lui ressemble un peu. Et si j’Ă©cris tout ce que j’Ă©cris c’est aussi grĂące Ă elle. Merci beaucoup pour tes mots de rĂ©confort đ
Tes mots sont comme toujours dâune poĂ©sie et dâune douceur dĂ©licieuses.
Puissent ces merveilleux souvenirs ne jamais te quitter.
Je tâenvoie force et courage pour ce Trois Tonnes.
Bisous
Le trois-tonnes s’Ă©loigne mais a laissĂ© quelques belles fractures, normal, on pense ĂȘtre prĂȘt mais non, on l’est jamais, surtout que je l’ai encore vue la semaine derniĂšre et programmais dĂ©jĂ mon sĂ©jour pour l’Ă©tĂ© qui arrive. Merci pour tes mots, tes pensĂ©es, ta prĂ©sence â€ïž
C’est trĂšs doux, joyeux et beau. Je te souhaite de continuer Ă semer, comme elle, des graines de folie et de poĂ©sie.
Merciiiiiiiiiiii. Oui, je vais continuer, et ma sĆur aussi, Ă sa façon.
Je te serre trĂšs fort dans mes bras.
Je prends trĂšs volontiers tes bras consolateurs. Merci pour tes mots doux ici et sur Bluesky â€ïž
Plein de bises.
Merci pour les bises, je prends toutes les bises et les pensées !!!
Plein de pensĂ©es pour toi et tes proches dans ce moment difficile. Ouep, dans ce moment lĂ tu le sens bien le trois tonnes đą
Merci Gilles pour tes gentilles pensĂ©es đ
Mon pĂšre dit « on a rĂ©ussi sa vie quand les gens quâon a aimĂ© continuent Ă nous parler quand on est mort ».
Plein de tendresse pour te soutenir dans cette pĂ©riode difficile Ă passer⊠đ«
Ton pĂšre a bien raison ! Merci beaucoup pour tes mots doux ici et sur Mastodon đ
Je vous serre aussi bien fort dans mes bras.
Merci pour l’Ă©treinte et les pensĂ©es đ
Quel joli et tendre billet. Elle l’aurait aimĂ©, c’est sĂ»r.
Tu ne me vois pas, mais je suis lĂ avec toi aujourd’hui, pour toi et ta maman.
Je t’envoie toutes mes pensĂ©es les plus affectueuses ; qu’elles t’accompagnent pour embrasser ta peine.
Qu’Ă la suite de ces lignes, cette journĂ©e cĂ©lĂšbre ta maman Ă sa mesure.
C’Ă©tait une drĂŽle de journĂ©e, drĂŽle, façon de parler, je la raconte, en creux, dans le billet l’arbre consolateur. J’ai lu ton commentaire avant les obsĂšques et il m’a fait chaud au cĆur, merci Isa â€ïž
Quel joli texte tout doux, qui donne envie de l’avoir connu. Je t’embrasse.
Merci pour ton doux commentaire, des bisous itou â€ïž
J’ai perdu ma maman il y a dĂ©jĂ presque cinq ans. Souvent un moment, un paysage, un chat ou un objet du quotidien me fait penser Ă elle. Je souris alors. Comme une prĂ©sence, l’espace d’un instant. C’est rĂ©confortant dans cette absence dĂ©sormais .
L’absence, le vide, et comme tu le dis, toutes ces choses qui nous la rappellent đ„°
Bel hommage.
Bleck
Merci Bleck đ
Tes mots bien sĂ»r mais ta photo aussi racontent tellement ! Une maman rayonnante et un fils un peu rĂ©signĂ© mĂȘme s’il a eu droit Ă un petit cafĂ© !
On a beau s’y attendre, on n’y pense pas, on se dit que cela n’existera pas mais cela arrive. La perte n’est pas une fin. Il reste tout ce que l’on a vĂ©cu, tout ce que l’on est grĂące Ă la personne qui est partie. Et de temps en temps un Ă©lĂ©ment nouveau qui Ă©claire le passĂ©… Le temps apaise mais ne comble pas le vide. Ton mari, tes amis vont savoir t’accompagner sur ce chemin
Oui, il faut dĂ©sormais vivre avec l’absence. Merci pour tes mots.
Je t’embrasse fort.
Je prends les mots, les pensĂ©es, les embrassades đ
TrĂšs beau texte et souvenir vivant.
Merci Ronald đ
Je croyais que quelques jours aprĂšs avoir lu ce billet je trouverais les mots qu’il fautâŠ
Et bien non⊠Ce soir encore j’ai les larmes aux yeux en lisant tes mots, pas seulement parce que c’est une situation qui rĂ©sonne toujours au fond de mon cĆur, mais parce que ton billet ruisselle d’amour, de pudeur, d’amour et de trop-plein d’amourâŠ
On n’aime jamais assez de notre vivant. Merci pour tes mots !
Quelle émotion en te lisant !
Tu as eu la chance d’avoir une maman exceptionnelle et tu vas pouvoir garder en toi toutes ces anecdotes. Ces souvenirs …
Reçois toute mon amitié bretonne Laurent
Je garde aussi prĂ©cieusement les derniers instants passĂ©s Ă ses cĂŽtĂ©s quelques jours avant sa mort. Merci beaucoup pour tes mots â€ïž
Tu as su par des mots simples et de belles anecdotes nous faire apprĂ©cier ta maman. Perdre une personne si chĂšre et irremplaçable est un dĂ©chirement, je t’envoie sympathie et rĂ©confort du plus profond de mon cĆur .
Milles douces pensées pour Claudette
merci infiniment pour tes mots, tes pensĂ©es â€ïž