Absolument aucun rapport avec les photos qui illustrent ce billet : Mediapart nous apprend qu’Édith Cresson profite des largesses de l’État depuis trente-quatre ans : une voiture (pas un vieux tacot hein) avec chauffeur dont profite aussi Harold, son frère. Un privilège que Mediapart a chiffré à 157 000 euros par an. J’ai fait le calcul. À la louche, ce sont presque 5 millions d’euros. Ça fait combien de climatiseurs promis (et qui ne seront pas délivrés) aux hôpitaux par Foutriquet ?
Également contactée par Mediapart, Édith Cresson a laissé son aide à domicile nous répondre. « C’est Sébastien Lecornu qui lui a envoyé un courrier pour lui dire qu’elle pouvait garder cet avantage », s’est-elle contentée de déclarer, préférant nous renvoyer vers Matignon. Sollicité à de multiples reprises, le cabinet du premier ministre a refusé de livrer la moindre explication.
Et sur le même sujet (avantages à vie), c’est un autre parasite, Jean-Pierre Raffarin, qui a causé un grave accident de la route après avoir fait actionner gyrophare et sirène hurlante. L’article de Mediapart, la mission bidon, les justifications, la morgue de l’ex-sénateur… autant de coups de parpaing dans le museau qui se perdent.
Les Tutos Pol me chuchotent qu’un troisième larron et pas des moindres s’accroche au même privilège 👇
Légalement, François Bayrou, qui avait promis de ne bénéficier d’aucun avantage après son départ de Matignon, se déplace lui aussi en voiture de fonction.
Allez, je m’en vais actionner le mode brise de la montagne du ventilateur de plafond et écouter Sarah Vaughan pour calmer mon humeur assassine.

Je me fiche de Cresson et Raffarin (et tout cela est si loin pour moi), mais j’aime beaucoup les photos. <3
Oh un revenant <3