Les filles de la librairie

Les filles de la librairie

J’ai lu le premier roman de Giulia Foïs, Les filles de la librairie et j’ai beaucoup aimé.

L’autrice décortique avec beaucoup de talent et de tendresse les liens que tissent des personnages authentiques, humains, animés ou abîmés, toujours complexes et très crédibles. C’est doux, c’est humain, c’est drôle, c’est très très bien écrit. La littérature est une arme de plus pour soigner et éduquer, pour dire aux lecteur·ices, tu n’es pas seul·e, pour faire la peau au sexisme, aux violences faites aux femmes, au racisme, à l’homophobie (thèmes qui irriguent le roman mais pas que). La sororité, l’amitié, peuvent réparer le monde.

Extrait :

Alors que l’amitié, tu vois, sur laquelle personne ne mise, comme si elle était une sorte de parent pauvre de notre lien à l’autre – parce qu’en gros, on te demande si tu as des enfants, si tu as un mec, jamais si tu as plein d’amis –, eh ben donc l’amitié, je me demande si aujourd’hui, au moment où la famille explose, au moment où on interroge le couple, je me demande si ce ne serait pas le seul endroit à peu près safe où on pourrait être nous-mêmes.

4e de couverture : À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un babysitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte – un peu à l’ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c’était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s’aimer librement. Ce qu’elles n’imaginaient pas, c’est qu’il faudrait, pour aider l’une d’entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.

Giulia Foïs est journaliste. Elle a enquêté sur les violences sexuelles dans Je suis une sur deux (Flammarion, 2020) et raconté son militantisme dans Ce que le féminisme m’a fait (Flammarion, 2024). Elle signe ici son premier roman.

📖 Les filles de la librairie. Giulia Foïs. Flammarion, 496 pages, 22 euros. Dans ta librairie préférée ou ici👈

Merci Élodie pour le cadeau 🎁

Commentaires

  1. La « trame de fond » me ferait un peu songer à la BD « Pisse-mémé », avec des copines qui mettent en commun leurs économies ou héritages pour ouvrir un café/salon de thé dédié aux femmes…
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

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