Comment gérer l’éco-anxiété ?

Comment gérer l’éco-anxiété ?

Sur le parapet d’une des cabanes faisant face à la mer, plage du Bain des Dames, Marseille, une dame lit les nouvelles qui ne sont pas bonnes. Elle tombe peut-être sur une communication lunaire du gouvernement : comment gérer l’éco-anxiété ? avec une jolie infographie qui se dispense bien de nommer les vrais déclencheurs de cette éco-anxiété. Une pensée émue pour ce vieux monsieur qui, interpelé par des militants lors d’une AG de TotalEnergies(1) avait lancé ce cri du cœur : je m’en fous de votre planète !

Sur Bluesky, Zgur propose une piste de réflexion 👇

"Vous étes écoanxieux ? Adoptez des éco-gestes !" #écoanxiété

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— Zgur (le même mais sans le _ , BlueSky n'en veut pas) (@zgur.eurosky.social) 25 juillet 2026 à 12:38

En attendant que nos dirigeants prennent la mesure de l’extrême gravité de la situation (les collectivités locales, les associations, les pompiers, les individus écopent le navire à la petite cuillère et c’est déjà beaucoup), j’ai emmené le mari et le chien respirer l’air du large. D’abord au Cabanon de Paulette surplombant la plage au bout du Boulevard des Baigneurs où j’ai photographié cette jardinière de pourpiers en fleurs 👇

Vous saviez qu’on mange le pourpier en salade accompagné d’une vinaigrette ?

Et pour apaiser notre éco-anxiété, regardons, écoutons ces deux vidéos prises hier en occultant les taux d’Entérocoques fécaux et d’Escherichia coli anormalement élevés suite aux orages de samedi.

(1) TotalEnergies fait appel de la décision lui imposant de prendre en compte les émissions de CO₂ de ses clients (Le Monde 27/07 2026). On n’a pas le cul sorti des ronces.

Je vous laisse avec la publication en 10 slides de Séverine Bavon qui résume l’initiative Lol (non) du gouvernement👇

Mise à jour. Édito de Mathilde Murcuillat dans Libé du vendredi 31 juillet 2026 :

Sur le même thème, l’article de Christian Lehmann dans Libé le 11/08/2026 : Vous ne souffrez pas d’éco-anxiété mais de lucidité

Commentaires

  1. Ce sont les gens qui n’en ressentent pas qui m’inquiètent, à vrai dire. COmme celui que tu cites…

    • On est d’accord. Chez Total et la FNSEA pour ne citer que de gros machins, y a pas beaucoup d’éco-anxiété.

  2. Orpheus

    Je rajoute un +1 sur le billet et le commentaire de Sacrip’Anne…

  3. Oui, il y a aussi mon oncle et ma tante qui disaient « bah installe la clim » quand on disait qu’on avait trop chaud chez nous. CQFD

    • Figure-toi qu’on y songe. Comment faire pour que l’appartement ne soit pas invivable l’été prochain ? et ne pas péter un plomb parce que 2 mois à tenter de dormir à 29° dans la chambre, comment dire…
      Donc oui, je risque de n’être pas 100% en phase avec mon billet. Mais c’est la clim ou on saute du 7e. Une amie sans clim était à 2 doigts d’aller aux urgences en insuffisance respiratoire.

      Et pour rebondir sur cette histoire de clim ou de piscine, d’ailleurs, il faut (mon humble avis) agir sur le capitalisme, l’agriculture intensive, les milliardaires, la classe politique qui autorise la réintroduction de pesticides dangereux pour la santé et la biodiversité, l’industrie plutôt que taper sur les petites gens qui installent la clim ou ont une piscine. Je vais très égoïstement profiter de la piscine de ma sœur, je ne me vois pas lui dire : vide-moi cette piscine, c’est absolument pas écologique et ne t’en sers donc plus jamais (je force le trait exprès pour dire que la pureté militante n’est pas possible).

  4. Marianne

    Quand j’ai déménagé à Lyon dans un deux pièces duplex en dernier étage et dans les combles, j’ai immédiatement installé la clim. J’avais déjà eu des températures de plus de 30 degrés dans la chambre début mai.
    J’ai changé la fenêtre de toit et changé la baie vitrée. J’ai des stores extérieurs. Mais quand la température extérieure dépasse les trente, voire flirte avec les quarante, la climatisation est l’unique solution.
    J’ai végétalisé ma petite terrasse au point de mettre une table plus petite pour avoir plus de plantes et circuler quand même dans trop me tortiller. Mais dehors, la ville cuit. Malgré les parc et les nombreuses plantations de la mairie écolo du 8 ème. La ville continue de cuire. Et les plus précaires cuisent aussi, à l’étouffée. Jusqu’à la mort.

    Et puis, j’ai un chien de riche. Un papi brachycephalle que je n’aurai jamais adopté si je n’avais pas eu la clim . Même s’il adore sa faire doré son pelage bringé en plein caniard, pour son confort et sa survie, la clim tourne. Souvent plus pour lui que pour moi !

    J’ai aussi du pourpier dans mes jardinière mais il me semble que que l’espèce à fleurs n’est pas la même que celle qu’on mange. Je n’en ai d’ailleurs jamais vu à consommer en-dehors du marché des producteurs sur la place de la Libé à Nice. C’est très bon, assez poivré.

    Bon été 🙂 et merci pour ce billet

    • merci Marianne pour ta contribution 🤓👍

      je me suis renseigné, voici ce que m’a répondu G*ogle : le pourpier commun (Portulaca oleracea) est toujours comestible (qu’il soit sauvage ou cultivé) et toutes ses parties se mangent (tiges tendres, feuilles, fleurs et graines)

      oui, chacun fait comme il/elle peut pour ne pas étouffer (j’ai expliqué à mon petit niveau ma position dans un des commentaires), en attendant que des politiques drastiques (ville, archi, énergie etc), prennent effet

      bon été itou 😘

  5. Sur la clim, je suis d’accord qu’il ne faut pas faire culpabiliser les petits a fortiori dans les passoires thermiques alors que les riches et les entreprises ne s’en font pas. Sur un autre registre, il y a beaucoup de pressions sur le tri des déchets des particuliers mais ça ne représenterait en France que 50% des déchets, le reste étant ceux des entreprises sur lesquelles la pression est moins forte…
    A propos du pourpier, Portulaca oleracea c’est l’excellent pourpier des maraîchers, avec des fleurs discrètes. Celui de ta photo me semble être Portulaca umbraticola, horticole originaire des Amériques, comestible aussi. Par contre l’autre pourpier horticole, Portulaca grandiflora, à feuilles cylindrique, originaire d’Amérique du Sud, est trop amer pour être consommé.

    • Merci beaucoup pour les infos sur tous les pourpiers 🌸
      S’agissant des déchets, y a encore beaucoup beaucoup de boulot à faire du côté des entreprises. Je vois à mon petit niveau la douzaine d’hôtels (y compris une chaîne hôtelière) qui agissaient peu ou pas du tout pour la planète mais plutôt pour la com ou les économies (sur le dos des employés).

  6. Bien noté que les « psy » en tout genre doivent être raaaavis.
    Je m’étonne pourtant que le gouvernement n’ait pas rajouté un « bon gratuit » de 10 euros pour « contribution » au prix de la consultation, que l’on pourrait obtenir en laissant la totalité de ses coordonnées plus une « réponse à une enquête » en ligne. Y a vraiment plus du tout de sous publics dans le pays.
    Côté privatisation (soutien à l’initiative privée!), j’attends avec impatience les offres de sociétés qui entreront en concurrence pour proposer (moyennant finances bien entendu!) le « meilleur » arbre à embrasser:
    – le plus vieux
    – le plus rare
    – celui dans le plus beau cadre
    – le « circuit » avec 5 arbres remarquables
    – le « circuit » avec 10 arbres, accessible uniquement sur piste cyclable (possibilité de location de vélos)
    – le circuit avec 11 arbre, dont le 11e totalement gratuit
    – l’événement annuel « meilleur arbre de France »
    – la vente de graines et de jeunes plants « élevez votre arbre-doudou! » (vos arrières-petits fils vous devront cet ombrage)
    (à compléter)
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

    • Quelques propositions en effet 😂

      S’en remettre aux initiatives privées et associatives, c’est faire oublier la faillite de l’État

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