Fin de journĂ©e de tĂ©lĂ©travail. Je prĂ©pare une salade de tomates, concombre, Ă©chalotes et mozza di bufala(1) campana pour ce soir. J’apporte les morceaux abĂźmĂ©s aux poules :
â Salut les filles !
â … (caquĂštements dubitatifs)
â Mangez. C’est bon pour l’hydratation (j’en sais rien, je suppose).
Elles s’exĂ©cutent. Je pique une tĂȘte et fais quelques gesticulations dans la piscine(2) de ma sĆur. Flottant sur le dos, bras et jambes en croix, je contemple le ciel sans nuages et les hirondelles qui virevoltent. Les voisins parlent toujours aussi fort. Tous les jeudis Ă 18 heures je fais mon kilomĂštre, mes 100 longueurs, fanfaronne le voisin. Sans transition, je les entends dire des Ăąneries sexistes Ă propos de personnalitĂ©s de l’AssemblĂ©e. Pour m’Ă©viter de souffler d’agacement toutes les deux minutes, je mets le dernier album de Patrick SĂ©bastien (je plaisante) et je monte le son.
â Au secours !
Une abeille s’agite Ă la surface de l’eau, ni une ni deux, je pose mon verre de rosĂ© et cours la sauver de la noyade.
(1) Lait de bufflonnes italiennes (je n’ai pas Ă©tĂ© vĂ©rifier, je fais confiance Ă la mention AOP). L’appellation mozzarella vient de l’opĂ©ration dite de mozzatura, c’est-Ă -dire de sĂ©paration du caillĂ© en petites boules. (Wikipedia)
(2) La photo représente celle de mes amis à Prigonrieux, Dordogne.

Les voisins… Heureusement ce n’est pas les tiens…
Oh ils ne sont pas si bruyants, disons pas tout le temps. Ă Marseille, j’ai la chance d’avoir des voisins respectueux.
Bravo pour l’abeille, elle nous sont prĂ©cieuses đ quant au voisin, bah, comme on dit, on ne choisit pas đ
Tout bien rĂ©flĂ©chi, ils ne sont bruyants que de temps en temps, ça se supporte đ