Un rien m’amuse

Un rien m’amuse
Photo prise le 15 mai au Parc Foresta, Marseille

Un rien m’amuse (vidĂ©o en fin de billet). À part ça ? En vrac, le temps fait son affaire, dit-on, Ă  propos du deuil, de la perte, de l’absence d’un ĂȘtre cher. Je pense Ă  ma mĂšre. Tous les jours. Aux derniers instants passĂ©s Ă  ses cĂŽtĂ©s. À la chronique rigolote que je lui ai lue, Ă  la partie de sudoku, au gant passĂ© dĂ©licatement sur son visage, lui disant : ça te fait du bien ? Au shopping en ligne qu’on faisait quatre jours avant sa mort. Du coq Ă  l’Ăąne, je pense aux tics de langage, aux expressions, Ă  la langue Ă©lastique. Je fais remarquer Ă  mon mec : tout le monde (des adultes de 50 et +) dit et Ă©crit coucou, comme s’il n’avait pas quittĂ© l’enfance. Je pense aux pizzas maison que nous allons agrĂ©menter de basilic, au roman de Giulia FoĂŻs que je lis en ce moment et que je vous recommande chaudement, au chat d’Ă  cĂŽtĂ© qui attend ses croquettes et un cĂąlin, Ă  la prochaine vidĂ©o YouTube que prĂ©pare mon mari, Ă  la « lecture en prĂ©sence de l’auteur » que m’accorde bientĂŽt une mĂ©diathĂšque en Dordogne, Ă  la douce ironie de la proximitĂ© de ma maison d’enfance, Ă  la photo qui illustre ce billet, prise en compagnie de l’amie Élodie au Parc Foresta : la vie est belle. La vie serait belle si l’on cessait d’agresser les femmes et les enfants, si l’on ne renversait pas la culpabilitĂ© sur les plaignant·es, si l’on ne criminalisait pas les militant·es, les opprimé·es. Vous connaissez l’expression : les femmes et les enfants d’abord ? Bah, il serait temps qu’on y songe sincĂšrement.

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Commentaires

  1. Laurence Stanislas

    Tiens moi au courant de ta venue pour écouter et te revoir

    • Je n’ai pas trouvĂ© la citation exacte ou j’ai mal cherchĂ© đŸ€­TrouvĂ© : 1) Parce que les hommes doivent tout tenter pour sauver le navire. 2) Les femmes et les enfants Ă©taient forcĂ©ment des passagers payants, donc Ă  sauver en prioritĂ©. On sauvait donc les femmes et les enfants pour les empĂȘcher de gĂȘner au sauvetage du bateau. Belle preuve d’humanitĂ© đŸ˜±

  2. « Les femmes et les enfants d’abord » parce qu’ils sont l’avenir. Une question horrible Ă©tait : « la mĂšre ou l’enfant ? » (cf le film « L’Innocent » de Visconti) lors des accouchements difficiles
    Je ne crois pas que l’on fasse jamais le deuil de ses parents, la peine et l’absence deviennent plus douce c’est tout. Je suis en ce moment en train de trier les lettres que ma tante avait conservĂ©es et qui dormaient depuis bientĂŽt 20 ans dans un box. Des lettres de nous les enfants aux diffĂ©rents Ăąges de notre vie. Des lettres de mon pĂšre commentant notre vie, la sienne. J’y dĂ©couvre un pĂšre aimant et attentif, trĂšs drĂŽle et mĂȘme un peu caustique. Et une tante qui nous aimait et devait bien se marrer… Les absents savent se pencher Ă  l’oreille des vivants parfois

    • Oui ! « Faire son deuil » une expression qui m’a toujours hĂ©rissĂ©, comme s’il fallait gĂ©rer la perte, les sentiments, les Ă©motions, l’humain comme un tableau Excel ou les invendus d’un hypermarchĂ©.

    • Lu ton billet. Je dois m’occuper de plaques mĂ©moratives et je n’y arrive pas. Celleux qui ont inventĂ© l’expression ont sĂ»rement statuĂ© : Ă  tel chapitre, tu vas y arriver. NON.
      Les deux tampons sur la vidéos ne sont pas issues du Tampographe Sardon. MAIS itou, je note un passage à la boutique lors de mon prochain périple parisien.

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