JOUR 1. J’ai déjà raconté mes sauts de puce au Pays Basque. Je ne me lasse pas du joli village de mon amie Karelle, Ahetze, des paysages spectaculaires, des balades improvisées, des rires pour des bêtises.
Un café sur la place du village équipé d’un fronton, un gars assis avec son verre d’eau m’interroge :
– Vous êtes d’ici ?
– Non, je suis chez une amie. J’ai l’air d’un touriste*, c’est ça ?
– Oui.
Sur la photo qui illustre ce billet, Koxka (prononcez Kochka) et un cheval en liberté. Dans les montagnes et forêts basques, on croise généralement des pottoks (prononcez potiok) (photo plus bas) et des chevaux aussi, des fougères et pas un humain car nous ne sommes pas sur des sentiers battus ou balisés. Les mollets griffés par les ronces, je cueille des fleurs de bruyère, une mûre, une plume de geai, indifférent au chien qui veut jouer.


Nous avons déjeuné de jambon, d’asperges et d’omelettes à la Venta Antton, auberge de montagne traditionnelle située sur la frontière franco-espagnole, près du village de Zugarramurdi. Avec une vue panoramique incroyable 👇

À l’instar du panneau barré qui suit, nous n’avons pas cherché le bruit humain ou superflu mais le calme paisible de la nature.


* un kospei (prononcer cochepeille), congés payés en basque
JOUR 2. Direction Bidart, ses plages immenses et quasi désertes. Les plages de l’Uhabia, du Centre et d’Erretegia où l’on a perdu les tongues de mon amie (avant de les retrouver) puis mes baskets avant de les retrouver deux heures plus tard au snack où j’avais acheté une boisson (et posé mes baskets). Mes aventures trépidantes. Les soupirs d’aise devant l’immensité et le bruit des vagues. Les phrases idiotes qu’on dit année après année en lorgnant sur telle ou telle villa :
– Si on me la donne, je la prends.
– Elle est moche !
– Bah, je la revends et j’en achète une autre.

